Whack-a-President
Tapez sur les présidents. Épargnez le stagiaire.
3 itérations4 promptsSamedi après-midi, de 13h57 à 16h environ 19 septembre 2026
Jouer à Whack-a-PresidentMieux sur un téléphone, en mode portrait. Le jeu s'ouvre en plein écran ; le bouton retour du navigateur ramène ici.
Le prompt
Samedi, 13h57, juste après le jeu de l’eau (mes messages sont en anglais, le voici tel quel) :
New game: whack a mole style but you need to hit president Trump or president Putin (game mode choice?) . Look up pictures of their face on internet to use them. They should say stuff with bubbles. Keep a funny tone. Make a plan for our game as usual
Deux choses n’ont pas survécu à ce brief : les vrais noms et les vraies photos. Claude a dit non aux deux, en un paragraphe — il ne met pas de mots inventés dans la bouche de personnes réelles, et un site qui affiche de la publicité n’a rien à faire de photos de presse avec de fausses bulles dessus. Pas de sermon, en revanche : le remplacement arrivait dans le même message, deux dirigeants inventés et dessinés de zéro. Le président Tronk, « Le Négociateur » : orange, petites mains, une cravate interminable. Le président Poutine, « Le Dur » : impassible, yeux bleu glacier. Neuf trous, soixante secondes, trois modes — dont un Sommet où les deux s’insultent d’un trou à l’autre.
Les itérations
Trois versions, quatre messages de ma part (tapés en anglais, traduits ici).
- Le brief, puis « Ok, voyons voir ». Quatorze minutes plus tard : une grille de 3×3 trous, des bulles, un compteur de combos, et un écran de fin appelé le Rapport Officiel de Tapage. Le perdant boude au fond de son trou : « Truqué. Complètement truqué. »
- « C’est trop facile. Je n’arrive pas à lire le texte, il est petit et trop rapide. Les cheveux de Trump sont bizarres. Je n’aime pas le personnage de Poutine. » Les têtes restent deux fois moins longtemps, chaque fuite coûte un point, les répliques ont été réduites à quelques mots, les bulles sont plus grandes et s’effacent plus lentement. Les cheveux ont été redessinés ; Poutine est revenu en costume sombre.
- « Le texte reste trop longtemps et couvre l’écran. Je crois que seules certaines têtes devraient parler. Poutine est bien comme ça. Pimentons un peu. » Un tiers des têtes parlent désormais, deux bulles au maximum. Pimenter, c’était une colombe de la paix et un stagiaire avec un café qu’il ne faut pas taper, une conférence de presse dorée qui vaut cinq fois plus, et une FINAL FRENZY à la fin.
Ce que j’ai appris
Le meilleur moment du brief, c’est le « non ». J’ai demandé de vrais visages et j’ai récupéré deux personnages qui m’appartiennent ; la blague fonctionne aussi bien, et un refus qui arrive avec la solution de rechange déjà construite est le seul qui vaille. La seule décision de design que j’ai prise — seules certaines têtes parlent — est celle qui a réparé le jeu.