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Waza Kotoba

Apprendre les mots qui se cachent derrière les techniques de judo et de junomichi.

5 itérations 22 septembre 2026

Jouer à Waza Kotoba

Mieux sur un téléphone, en mode portrait. Le jeu s'ouvre en plein écran ; le bouton retour du navigateur ramène ici.

Waza Kotoba sur un téléphone

Le prompt

Waza veut dire technique, kotoba veut dire mot. Un quiz, donc, pas un jeu d’arcade, et celui-ci est en français : je l’ai fait pour un petit club de junomichi en Bretagne, où les débutants — et les parents sur le banc — entendent o-soto-gari ou sasae-tsuri-komi-ashi pendant des années sans que personne leur dise ce que ça veut dire.

Je n’y croyais pas une seconde. À peu près ce que j’ai demandé, de mémoire (je tape mes messages en anglais) :

Can you imagine a game to understand the fundamentals of judo/junomichi? Basic Japanese, technique names, katas, pictures of the techniques… I’m asking, but I don’t have much faith in what’s feasible.

La réponse a retourné le problème : les noms de techniques sont des briques de Lego. Une trentaine de mots japonais — o, c’est grand ; soto, l’extérieur ; gari, le fauchage — suffisent à décoder soixante techniques. D’où le premier mode : voilà le sens, reconstituez le nom avec les tuiles.

Les itérations

  1. Le cœur. Trois modes — assembler le nom, le traduire, le ranger dans sa famille — et un lexique. Aucune image, volontairement.
  2. Nage-no-kata. Les quinze projections, à remettre dans l’ordre, série par série.
  3. Katame-no-kata et ju-no-kata. Même mécanique, trente techniques de plus, et un vocabulaire qui monte à soixante-six briques.
  4. Les images. La partie que je croyais impossible. Un manuel de 1915 que j’espérais utiliser n’est scanné librement nulle part ; on a pris à la place une série d’illustrations de Wikimedia Commons, toutes de la même main, sous licence libre : 43 techniques sur 63 ont un dessin, crédité en dessous.
  5. Un mode révision. Je voulais apprendre avant d’être interrogé. Une fiche par technique : le dessin, le nom, les kanji, chaque brique expliquée, et sa place dans les katas.

Ce que j’ai appris

Le difficile n’a jamais été le code, mais la terminologie : une même syllabe peut être deux mots différents — kata, c’est l’épaule ou « un seul côté » selon le kanji — et koshi devient goshi par une simple règle de prononciation, pas parce que c’est une autre technique. Le jeu explique les deux, et ce sont les professeurs du club qui ont le dernier mot. La police des kanji, l’indigo et le vermillon, le fond couleur tatami : tout a été choisi au premier échange et plus jamais retouché.

Illustrations : Michael Hultström (CC BY-SA), schémas de Judcosta (CC BY-SA), photos de kata du Edmonton International Judo Championship (domaine public), via Wikimedia Commons.

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